Saint-Pierre de Condezaygues

Histoire de l’église de la commune de Condezaygues

Bâtie à l’extrémité du petit éperon rocheux qui porte le village, l’église est construite sur un socle en calcaire lacustre concrétionné, datant de l’ère tertiaire. Ce matériau, plus ou moins coloré en rouge par l’oxyde de fer, a servi à construire l’essentiel des murs, avec quelques moellons d’un autre calcaire lacustre local, un peu plus récent, de couleur blanche.

La commune, autrefois la paroisse, semble tirer son nom – Condaszagas (première mention en 1259) des nombreux ruisseaux et rivières qui parcourent son territoire : limpides (de l’occitan candas) eaux (ayguas). L’église (connue au XVIIe siècle sous le patronage de saint Pierre et parfois de saint Clair) est antérieure au XIIIe siècle. Son abside à contreforts plats porte encore les traces d’un décor à métopes* perforées très utilisé en Fumélois dans le premier tiers du XIIe siècle.

Vers le milieu du XIIIe siècle, les seigneurs de Fumel, également seigneurs du proche village fortifié de Monségur, rendent hommage à l’évêque d’Agen – avec lequel ils partagent aussi la seigneurie de Monségur – pour les terres de la paroisse de Condezaygues, territoire qui devait leur appartenir à l’origine. Ils ont dû le donner à l’évêque, probablement au début du XIIe siècle, qui le leur a remis en fief (fief de reprise). L’église a peut-être été construite à cette occasion. C’est sans doute dès l’origine l’évêque d’Agen qui en nomme le curé. Au début du XVIe l’abbé d’Eysses, près de Villeneuve-sur-Lot, achète au seigneur de Monségur une partie des dîmes de la paroisse, impôt ecclésiastique qui disparaît en même temps que l’abbaye d’Eysses, durant la Révolution.

Au début du XVIIe siècle, l’église est en mauvais état. Par ailleurs, la nef n’est pas voûtée. La voûte actuelle n’a été réalisée, partiellement en brique, qu’au XVIIIe siècle (entre 1738 et 1769). Les quatre fenêtres hautes de la nef ont également été transformées à cette occasion et la corniche romane, qui devait surmonter les anciennes baies, a été baissée à son emplacement actuel, dans le prolongement de la corniche du choeur. La petite pièce au nord de la nef a été ajoutée, pour accueillir les fonts baptismaux. Peut-être a-t-on également reconstruit le clocher-mur à son emplacement actuel au cours de cette période.

Le XIXe siècle a également laissé son empreinte, en particulier par la reconstruction de la sacristie, au sud, en 1880. Le clocher, frappé par la foudre en 1853, est réparé en 1855. Mais ce siècle a surtout failli voir disparaître la petite église romane, au profit d’un monument néogothique plus grand.

Au cours du XXe siècle, l’intérieur de l’église a d’abord été crépi et peint, vers 1908, avant d’être décrépi, en 1967-1968, après le concile Vatican II, qui désirait un retour aux sources et à la « pureté » du style roman. Suite à une tornade en 1982, les vitraux ont été réalisés deux ans plus tard par le maître verrier Louis Franchéo.

Texte préparé par les Editions Fragile pour le panneau (posé en août 2010) rappelant l’histoire de l’église

 

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